Un an à Dieppe, Nouveau Brunswick

samedi 1 octobre 2016

Fin du premier Semestre (publié en retard)


Jeudi 19 Mai 2016


Voilà maintenant un peu plus de quatre mois que je suis ici, au Canada. Mon premier semestre de cours est finit. Il s'est plutôt bien passé : de belles rencontres, de nouvelles connaissances en musique, de bonnes notes ( c'est plutôt bien pour une musicienne de faire des bonnes notes d'ailleurs ).



Je me suis rendue à l'école Amirault, qui accueille les enfants de la maternelle à la 5ème année (le CM2 en France). C'est dans cette école que le programme Jules Verne (voir l'article du mardi 2 août 2011 "1. Le programme Jules Verne". ) a été mis en place en 2011 avec ma maman. Tout à l'air de bien se passer là-bas, les enseignantes participant au programme n'ont pas oublié la première enseignante française, et espèrent la revoir un jour. Cette année, il n'y avait pas d'enseignant de France à l'école.


Je n'ai pas encore eu la chance de voyager dans le Canada, ou même dans la province, mais j'ai pu marcher le long de la "rivière Chocolat" (ou Peticodiac) qui n'a pas l'air d'avoir changé depuis les 5 dernières années...



Clem'

samedi 30 janvier 2016

Retour au Canada


               Voilà maintenant 24 jours que je suis de retour à Dieppe Canada. J'étudie en première année à L'Université de Moncton dans un programme combinant musique et éducation. Pour ce semestre, je n'ai que des cours de musique (Théorie, Solfège et Dictée, Histoire de la musique 1800-1910, Musique et Informatique, Guitare, Ensembles de guitares, et Chorale). Je suis principalement avec des étudiant(e)s plus âgés que moi car bien souvent, une année "préparatoire" est nécessaire afin d'acquérir le niveau pour la première année.

Je vis chez une amie, à Dieppe ,et pour me rendre à l'université, je prend un premier autobus qui s'arrête au Centre Commercial, suivi d'un autre, qui fait le tour du campus. Cela me prend environ 25 minutes. 

Météo :



          Tout se passe très bien, la famille m'a bien accueillie, je m'amuse bien, je n'ai pas trop froid, sauf quand le vent de Dieppe France décide de venir me rendre visite et qu'à Dieppe Canada il fait déjà -10°C.
Il n'y a pas énormément de neige. (Je pense même qu'il y a moins de neige qu'en 2012. Tous les 4 ou 5 ans, l'hiver est moins fort, et je suis apparemment tombée sur ces hivers là. ) Cependant, je suis sûre qu'il y a plus de neige qu'à Dieppe France. L'université a déjà été fermée une journée (pour cause de neige tombée dans la nuit) et le 29 janvier, il a neigé toute la journée ( 5-10 cm de neige ).


                                                                     (Mercredi 13 janvier)


La cuisine: 

Poutine, sirop d'érable, beurre d'arachide, lait, bagel... Que de souvenirs dans le côté nourriture, mais je découvre aussi de nouvelles choses tous les jours : Poivrons crus (si si, ça se mange ! et je dirais même que j'aime bien ! ) cuits, "pâté à la viande", genre de hot-dog, mais avec du homard mélangé à la mayonnaise, choux... Quand on aime bien manger, on ne peut pas se plaindre !!!


Je vais m'arrêter là pour cette fois, sinon, je n'aurai plus rien à raconter plus tard.

à bientôt, j'espère ne pas avoir fait trop de fautes

Clem'

vendredi 11 novembre 2011


Parler Acadien


Cela fait maintenant un mois et demi que je côtoie les acadiens, et le français que l’on parle ici. Le français acadien est, avec le français québécois, l’une des deux variétés d’origines du français canadien. Il est parlé dans les provinces de l’est du Canada. (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse, Iles du Prince Edouard principalement)
Ces deux variétés de français diffèrent par leur accent, je dirai leur musicalité, mais aussi par leur vocabulaire. Une grande partie du vocabulaire acadien est d’origine poitevine saintongeaise (émigration du 17e s), alors que plus de la moitié des colons du Québec provenaient de provinces situées au nord de la Loire. C’est ce qui apporte une différence de base dans ces deux parlers. Les acadiens ont également  moins de réticences que les québécois à utiliser du vocabulaire anglophone. Ainsi, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, le chiac est le parler de la nouvelle génération acadienne. Le chiac est le résultat de nombreux contacts avec la communauté anglophone, dans le milieu urbain de Moncton. Il se caractérise par le mélange de l’acadien et de l’anglais.
Voici quelques exemples de petits mots ou expressions que j’ai déjà entendus depuis que je suis arrivée. (Peut-être sont-ils utilisés autant au Québec qu’en Acadie !)
Depuis que je suis icitte (ici), je me lève comme à  6h30 à tous les matins. J’enfile mes bobettes (ma petite culotte) et mon chandail (tee-shirt), et comme le soleil brille, je mets mes gougounes (mes tongs). J’arrive à l’école avec mon sac sous le bras (pas mon cartable !) et je dis bonjour à tout le monde. Chaque collègue me répond « hallo » avec un grand sourire, mais pas de becs (bises) comme en France. So (alors) je demande : « ça va bien ce matin ? », « pas pire » me répond-on, aussite je suppose que ça va bien. Je m’installe dans ma classe, je sors mon cartable (mon classeur !) de mon sac et mon ordinateur qui a un clavier qwerty. Je dois dire que je suis niaiseuse (ignorante) avec ce clavier !
Les  amis (les élèves) arrivent : « Madame Véronique, j’che peux-tu aller à la toilette (aux WC), j’ai mal à la bedaine ? (au ventre) »
-« Allez les amis, vous allez me raconter ce que vous avez fait pendant cette fin de semaine (Week-end) et tantôt (tout à l’heure), on jouera aux devinettes ».
 So les garçons ont joué au soccer bien-sûr (au football, parce qu’ici, si on parle de football, c’est du football américain !) et les filles ont joué avec des catins !! (Des poupées, tout simplement).
-«Passons aux devinettes ; il faut poser des questions pour savoir quelle personne tu es.
- J’chui-tu famous ? (est-ce que je suis célèbre ?) 
- Oui, tu es célèbre.
- Justin Bieber !
- Bravo, tu es capable (tu y arrives). »
C’est l’heure de la récréation, il fait beau, alors pas besoin de mettre ses mitaines (ses moufles), ni sa tuque (son bonnet), on peut aller sur la glissoire (le toboggan) avec ses espadrilles (ses baskets). Mais quand l’hiver sera là, il faudra être vaillante (courageuse), car les collègues me parlent de -30°, j’espère que mon chum (amoureux) sera là pour voir çà !

Ma rentrée scolaire à Dieppe, au Canada (Nouveau-Brunswick).
J’ai laissé cette année ma classe de CE1-CE2, à Grèges, à ma collègue canadienne Martine Cadieux, et je me suis exilée pour une année scolaire à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, en territoire Acadien. Ici, j’enseigne depuis quelques jours à 13 petits bambins âgés de 5 ans. Pour eux comme pour moi, c’est une première ! Je n’ai jamais enseigné dans une classe de maternelle en France, encore moins au Canada. Et eux ne sont jamais allés à l’école, et n’ont bien sûr pas eu d’enseignante française.
L’école maternelle au canada.
En effet, ici, l’école commence à 5 ans. Il n’y a qu’une année de maternelle. Ensuite, les enfants passent en première année, ce qui correspond pour la France au cours préparatoire. Avant cette année de maternelle, certains restent à la maison, d’autres vont chez une gardienne (une nourrice), d’autres encore vont dans des garderies payantes (110 à 120€ par semaine, repas compris).
Un programme spécifique.
Les 13 petits « amis » de ma classe à l’école Amirault, ainsi que 12 autres enfants qui sont dans la classe de ma collègue canadienne Suzanne Robichaud, vont suivre cette année un programme particulier, qui est un mélange du programme scolaire du Nouveau-Brunswick et du programme français. A terme, le ministère du NB souhaite que les élèves qui auront pu suivre ce programme sur plusieurs années passent le baccalauréat français.
Un monde à découvrir.
Après deux mois de préparatifs en France pour organiser mon voyage et mon séjour au Canada, j’ai commencé mon année scolaire à l’école Amirault  lundi 29 août. Une semaine de réunions diverses et de travail dans ma classe, qui était vide à mon arrivée. La première découverte pour moi, c’est la taille de l’école (nous n’avons que 3 classes à Grèges, c’est une petite famille !), et l’importance de l’équipe éducative. Nous sommes ici 16 enseignantes, titulaires de classe. Mais en fait, plus de 40 personnes travaillent auprès des enfants. Il y a des enseignantes spécialisées pour l’éducation physique, la musique, l’apprentissage de la langue, des assistantes d’éducation, une bibliothécaire…Me voilà dans une très grande famille 

L’autre grande découverte dans le système éducatif, c’est le calendrier scolaire. Les enfants de maternelle ont classe 5 jours sur 7, de 8h15 à 13h45 (12h45 le mercredi) ; plus les enfants grandissent, plus ils finissent tard (16h10 pour un enfant de 3ème). Par contre, il y a beaucoup moins de vacances qu’en France. Deux semaines à Noël, une semaine en mars. Voilà qui me parait bien peu ! 

vendredi 26 août 2011

Notre arrivée au Canada

Nous sommes arrivées au canada sans problèmes (à part un avion que nous avons raté) . La maison est superbe, mais nous n'avons pas encore internet il faudra encore attendre...En deux jours, nous avons visité l'école Carrefour de l'Acadie et maintenant nous sommes à l'école Amirault où maman travaille. Ce matin, maman est allée à la banque et nous allons voir cet après-midi pour internet. Les gens sont très gentils et nous accueillent très bien partout.

mercredi 3 août 2011

N°5 et aussi l'école de Clémentine.

L'école Mathieu Martin qui accueille les élèves de la 9ème à la 12ème année.